mardi 4 novembre 2008

"qu'est ce qu'une vraie réforme?": compte rendu

Sur un sujet politique comme celui là, deux hommes politiques ainsi
que deux historiens étaient invités à discuter. Jean Philippe Genet,
un des historiens, a pris la parole en premier pour définir ce
qu’était une réforme, étymologiquement et historiquement. Les trois
autres intervenant ont successivement pris la parole ensuite pour
donner leur définition de la réforme.
Les deux hommes politiques invités ont tenté de défendre et de faire
valoir leurs réformes, plus ou moins récentes ; le RSA pour Martin
Hirsh et le prix unique du livre pour Jack Lang, comme des réformes et
non pas des réformettes. Les deux historiens avaient quant à eux,
comme souvent dans les questions d’actualité, le pouvoir d’approuver
et d’appuyer les exemples et idées développées par des références
historiques.
Le débat s’est clos par une conclusion très juste selon laquelle il
n’est pas du ressort du politique qui fait la réforme de dire qu’elle
sera une réforme ou une réformette. Ce pouvoir incombe à la seule
société qui l’acceptera réellement ou non et la mettra en oeuvre ou
non. Même si certains autres éléments sont à prendre en compte comme
la fenêtre d’opportunité que le politique guette pour réformer, c’est
la société et le peuple qui a le dernier mot sur l’efficacité et le
poids d’une réforme. Ces affirmations ayant été formulées par des
hommes politiques que l’on pourrait « d’hommes sur le terrain », des
historiens qui sont vus comme des hommes de référence qui
réfléchissent intelligemment sur les questions actuelles avec l’aide
de leurs références historiques et par moi, étudiante lambda,
citoyenne, ces affirmations peuvent donc être vues comme réalistes et
véritables. N’est ce pas ?

Compte rendu personnel de la rencontre d'historiens au journal Libération

Pour quatre jeunes étudiants comme nous l'étions, cette journée passée
à Libération a été vécue, du moins en ce qui me concerne, comme un
véritable privilège. La possibilité de voir comment se rédige un
quotidien, d'entrer dans les coulisses de sa mise en forme et de
pouvoir discuter avec ses auteurs a été très enrichissant.
Bien que cette édition ait été spéciale, l'élaboration du journal
reste la même, ainsi que les bureaux, les journalistes et l'ambiance!
Mon a priori sur les journalistes qui était de les voir comme des
gens dynamiques, ouverts et travaillant dans l'urgence, toujours sur
les chapeaux de roues s'est confirmé. Ils m'ont en plus montrée une
grande ouverture d'esprit par leur acceuil de jeunes étudiants tout à
fait novices en matière journalistique puisque deux d'entre nous sont
juristes, une historienne et une autre historienne de l'art ainsi que
d'historiens pour cette édition spéciale. Ils ont laissé à ces
historiens leurs bureaux, chaises et ... plumes!
Les bureaux de ce grand quotidien m'ont un peu surprise de prime abord
avec ce grand "openspace" qui permet à une vingtaine de journalistes
de travailler dans le même bureau. Cet espace non cloisonné donne
naissance à n brouhaha, à un bruit de fond qui rend l'atmosphère trés
décontractée et agréable pour les visiteurs mais probablement beaucoup
moins pour les historiens qui, probablement habitués aux bureaux
individuels ou aux bibliothèques, ont du trouver difficile de ce
concentrer dans de telles conditions.
Notre interview avec Didier Pourquery a été enrichissante et détendue,
rencontrer le directeur adjoint à la redaction d'un des plus grands
quotidiens nationaux n'est pas donné à tout le monde, mais rassurez
vous, nous avons conscience de la faveur qui nous a été accordée!

dimanche 2 novembre 2008

Un coup d'oeil à une communication

Dimanche 12 Octobre 2008.



Alors que la file d’attente devant l’hémicycle de la Halle aux Grains s’amplifie à vue d’œil, bien que le débat ne débute que dans une heure, je me dirige vers une petite salle de l’antenne universitaire, la salle 103. Il est 13H50 et la salle semble désespérément vide. Je m’installe et voit progressivement se remplir quelques chaises. Mous attendrons péniblement le nombre de 15 personnes pour cette communication. Elle nous est proposée par Sébastien Nadot.

Pour certains historiens le sport n’existe pas au Moyen Age sauf George Duby qui l’admet. Le sport passe par la joute qui est la pratique, l’entrainement pour la guerre. Il existe deux formes de joute : l’emprise d’armes et le pas d’arme.

Les premières traces de tournoi apparaissent au XIe siècle, ils prennent beaucoup d’ampleur au XIIe. Ils ont pour objectif de capturer un cheval, ou un homme pour en demander une rançon. Ces rencontres guerrières qui restent très dangereuses vont rencontrer une culture littéraire qui va les orienter sur des combats individuels, on passe dans ce cas à la joute. Il est intéressant de voir que ce passage se retrouve dans toutes les cours d’Europe de l’Ouest. Avec les joutes apparaissent les premiers règlements qui sont reconnus dans toute l’Europe (objectif de la joute : désarçonner ou rompre sa lance sur l’armure). Ainsi se construit une pratique européenne. Cette idée on la retrouve au XIIe avec les chevaliers, errant d’une cour à l’autre pour montrer leur valeur, où le mode de décompte tend à s’uniformiser.

Au XIVe et XV e siècle on voit une évolution des joutes avec des structures, des règlements et la place que va prendre le spectacle. Ces trois éléments peuvent nous permettre de définir finalement un évènement sportif aujourd’hui. Il faut un règlement uniformisé et reconnu, une structure et un peu de spectacle pour attirer l’attention. L’exemple des pas d’armes est révélateur. Il faut défendre un passage, pour cela deux équipes sont faites, une première qui défend et une seconde qui attaque. Cet évènement demande une logistique importante, une organisation. De plus c’est le moment ou se créent des champions qui sont reconnus dans toute les cours. De plus en plus des officiers d’armes se fédèrent pour voir les pratiques s’harmoniser. Les sociétés de joutes en Allemagne ou dans le Nord de la France par exemple, marquent le début du développement d’évènements dont l’organisation devient plus globale, règlementée : objectifs, prix, comptage des points.... Le spectacle prend de plus en plus le pas sur la pratique. Finalement les joutes disparaîtront au XVIIIe siècle avec l’apparition des armes à feu et des nouveaux héros que sont les aventuriers. Malgré ce spectacle la joute reste une pratique sportive et dangereuse, il suffit simplement de penser à Henri II…

Ainsi ces tournois, joutes peuvent paraître comme les prémices de nos championnats européens actuels qui sont reconnus, règlementés et populaires comme pouvaient l’être ceux du moyen Age.

J’ai oublié de parler du public , peu nombreux mais bien présent. Il était composé de professeurs, d’éditeurs (et oui je les ai recroisés sur leur stand), d’étudiants et d’un adolescent de 13 ans. Je me suis demandé si un public si jeune et si peu averti pouvait être réceptif à une telle communication dans une manifestation pouvant apparaître comme élitiste ? Et bien, c’était une expérience concluante car, oui, il avait compris dans l’ensemble l’exposé que lui a proposé S.Nadot. Il n’a pas retenu les mêmes choses que moi mais cela l’a intéressé. N’est ce pas le principal ? Alors même si la file d’attente n’est pas énorme, cela ne veut pas dire qu’un tel sujet soit ennuyeux ou trop « pointu », essayez cela se révèle parfois enrichissant !!!!

Ely

Les débuts de l'émission de la Fabrique de l'Histoire;

Lors de notre entretien du Vendredi 10 Octobre 2008 nous avons rencontré Renaud Dalmar réalisateur, Séverine Liatard, et Emmanuel Laurentin.
Les productrices ont toutes des formations d'historienne, à l’image de Séverine dont la thèse porte sur les femmes et l’histoire intellectuelle. Ces historiennes travaillent en binôme avec des réalisateurs à la préparation et réalisation des sujets de l’émission. Les réalisateurs sont chargés de la mise en forme.
Emmanuel Laurentin est le seul doté d’une double formation de journaliste et Historien. Il fait ses études d’histoire à Poitiers où il se spécialise en Histoire Médiévale. Il se dirige ensuite vers une École de journalisme à Lille d’où il sort diplômé. Il intègre France Culture et se voit chargé de réaliser des sujets divers et variés sous des formats courts. C’est le départ de Francis Gélinet pour France Inter qui lui permet d’accéder à l’animation. En effet grâce à cette opportunité il anime l’émission « l’Histoire en Direct ». En 1999 il crée la « la Fabrique de l’Histoire » dont on fête cette année la dixième saison. Il commence l’émission en hebdomadaire puis en 2004 il passe sur le format d’une quotidienne à 10h00 pour finir sur le créneau de 9H05.

jeudi 23 octobre 2008

COMPTE RENDU DE LA PLACE DE L'HISTOIRE DANS LES SITES INTERNET

PETITE INTRODUCTION...

"Nonfiction", "Mediapart" et "La Vie des Idées" sont trois sites internet qui traitent de l’information et de l’actualité aussi bien française qu’internationale.
Souhaitant faire un journalisme de qualité ouvert sur les débats d’idées internationaux, ces sites relatent chacun à leur manière l’actualité mondiale mais également les avancées intellectuelles pluridisciplinaires.

Il s’agit donc d’offrir au lecteur « le meilleur de l’information » ("Mediapart") et de combler le manque d’exigence de la presse papier. Souhaitant recouvrir tous les domaines possibles, ces trois sites proposent une offre variée et commentée de l’information. S’appuyant sur différents appareils critiques, le lecteur est amené à développer sa propre opinion au regard de l’actualité politique, économique, historique, littéraire ou encore artistique.

Voyons comment ces trois sites traitent l’information.



1- MEDIAPARTwww.mediapart.fr

"Mediapart" est un journal d’information générale, indépendant et participatif fondé par le 16 mars 2008 par quatre journalistes, François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit et Edwy Plenel. C’est ce dernier qui est directeur du site.

"Mediapart" a pour but de donner « le meilleur de l’information ». Les articles sont rédigés par des journalistes indépendants, de générations et d’horizons différents. Un lien met en ligne la photographie et la formation de l’auteur, ce qui confère une certaine crédibilité à l’article.

La partie gauche du site s’intitule "Le Journal" et fait état de l’information actuelle et pluridisciplinaire et la partie droite qui s’intitule "Le Club" est consacrée uniquement au public. Celui-ci monnayant un abonnement peut recommander et commenter des ouvrages, créer un blog et animer un réseau social.

Le site est clair et sa présentation est analogue à celle d’une page de journal. Certains articles sont mis en exergue (par le caractère de leur police ou une photographie plus imposante) car ils sont considérés comme plus importants.

Le choix des sujets est plutôt porté sur l’actualité, l’économie, l’international, la culture et les idées. Les lecteurs abonnés sont invités à faire des critiques d’ouvrages tout en respectant une charte déontologique. Le public visé est jeune (tranche des 20-30 ans) de l’aveu même de l’équipe du site.

Les principaux actionnaires étant les quatre fondateurs (détiennent 60% du capital), le site est donc indépendant.


2- LA VIE DES IDEES www.laviedesidees.fr

"La vie des Idées" est un « magazine international d’analyses et d’informations sur le débat d’idées crée par un groupe d’intellectuels interdisciplinaires » dont le directeur est Pierre Rosanvallon.

Ce site retranscrit des « informations de qualité sur la vie intellectuelle et l’actualité française et internationale, sur les grands enjeux de notre temps sous formes d’essais, d’analyses courtes ou bien de discussions publiques accessibles à tous » (site gratuit).

"La Vie des Idées" est le site le plus clair. Un grand bandeau orangé signale le titre du site ainsi que les principales rubriques (Idées du Monde, Essais et Débats, Livres et Etudes, Books and Ideas). En-dessous, un autre bandeau de couleur noir (bien visible grâce au contraste avec le bandeau orangé) indique les rubriques liées en majorité à l’actualité (politique, économie, culture et médias, international, histoire).

La page d’accueil du site est occupée uniquement par les critiques de livres. Les critiques sont faîtes par l’équipe, le site n’est donc pas participatif. Il s’adresse plutôt un public averti et instruit. Les critiques sont très approfondies et une bibliographie est mise en ligne « pour aller plus loin ». Comme pour "Mediapart", la formation du critique est accessible au lecteur.

C’est un des seuls sites qui possède des articles en plusieurs langues.


3- NONFICTIONwww.nonfiction.fr

La rédaction du site "Nonfiction" est dirigée, depuis octobre 2007, par Frédéric Martel mais depuis octobre 2008 Jérôme Cuny est le directeur général du site.

Les objectifs du site sont clairs, il s’agit en premier lieu de faire un « journalisme intellectuel de qualité » créé par la jeune génération de « chercheurs, journalistes, militants politiques, syndicaux et associatifs, chefs d’entreprises, créateurs de sites internet » mais aussi maîtres de conférences et doctorants.
« Ce journalisme intellectuel de qualité » prend appui sur les sciences humaines et sociales afin d’éclairer de la manière la plus exhaustive l’actualité.

Le second objectif est de réconcilier l’écrit et l’internet. Le terme Nonfiction et le logo ont été choisis dans ce but. En effet, le nom du site évoque son domaine d’activité, c’est-à-dire le traitement de tout ce qui est réel (essais, documents et articles d’idées) et le logo représentant
le pointeur d’une souris trempé dans de l’encre évoque également ce besoin de lien entre le papier et le numérique.

Enfin, "Nonfiction" souhaite prochainement avoir une portée universelle notamment à travers la traduction du site dans tous les pays. Cet internationalisme transparaît justement dans le choix du nom du site qui est facilement traduisible dans plusieurs pays et le logo universel.

Bien qu’améliorée le 28 Septembre, l’ergonomie de la page d’accueil est pour le moins désordonnée. Un surplus d’informations, de publicités et de bandeaux interactifs confère à "Nonfiction" un manque de lisibilité. Le lecteur ne sait plus où se diriger à travers cet amas d’informations, d’images et d’annonces google de toutes sortes.
Le programme de "Nonfiction" qui se veut sérieux et de qualité perd donc une certaine crédibilité.

Néanmoins, une fois le fonctionnement du site appréhendé, on remarque la division en deux parties. La partie gauche de la page est consacrée à l’actualité et la partie droite à la critique des livres. Le lien entre l’actualité et les sciences humaines et sociales est donc mis en valeur par cette bipolarisation.

Dans la rubrique "actualité", les titres sont en caractère gras pour plus de visibilité et chaque article est séparé par un saut de page matérialisé par une ligne noire. De même, dans la rubrique "critique des livres", chaque domaine se distingue par un cadre de couleur différente. Des photographies pertinentes en rapport avec les sujets accompagnent ces deux rubriques.

De plus, depuis le 28 Septembre, la recherche avancée est désormais possible et de nouvelles rubriques comme les articles les plus lus, les derniers dossiers (en bas du site) donnent une plus grande visibilité, une plus grande longévité mais surtout une plus grande crédibilité scientifique au site.

"Nonfiction" est un site qui traite toutes sortes de sujets et d’époques différentes pour un public plutôt diversifié et jeune. Les partenaires du site, Fnac et Allociné.com, les publicités pour sites de rencontres ou emploi pour jeunes diplômés cherchent plutôt à attirer un public jeune.

Quoiqu’il en soit, "Nonfiction" est un média participatif où le public à une place privilégié. En effet, chaque lecteur peut critiquer, discuter d’un article ou d’un ouvrage. Cette interactivité confère un aspect dynamique au site. La critique pour être validée doit respecter certaines règles (rubrique "disclaimer"). Elle doit d’abord avoir une certaine forme (entre 4500 et 12 000 signes, impartialité, délai maximal de cinq semaines) mais elle doit aussi respecter la charte de déontologie mise en place par l’équipe du site pour éviter tout dérapage d’ordre linguistique (langage grossier, abrégé, propos racistes, xénophobes…) et éthique. Selon cette charte, la personne faisant la critique ne doit pas avoir de relations personnelles ou professionnelles avec une personne du site et le critique ne peut pas faire parti du comité de rédaction.

Enfin, en ce qui concerne plus particulièrement les "Rendez-vous de l’Histoire", le site a fait paraître un article sur le festival le 7 Octobre dernier. Cet article faisait référence à celui de Jean-Noël Jeanneney intitulé "Le secours de Clio" paru dans Le Monde la veille. Un lien amenait le lecteur à l’article du président du conseil scientifique du festival où l’auteur mettait en scène la muse de l’Histoire parlant à des économistes, théologiens, juristes, géographes…
L’article paru sur "Nonfiction" était accompagné d’une photographie représentant une statue de Clio.

Cet article sur les "Rendez-vous de l’Histoire" est un parfait exemple montrant les objectifs du site et la manière dont les sujets sont traités. En effet, l’article est accessible à tous (vulgarisation), un lien permet d’approfondir le sujet pour les lecteurs qui le souhaitent.

On peut donc dire que "Nonfiction" est un site qui se veut accessible à tous tout en ayant une information de qualité. Sa pluralité et sa variété fait sa force mais aussi sa faiblesse. En effet, le site fournit de multiples informations mais en même temps c’est cette multiplicité qui peut faire fuir le lecteur en quête d’informations capitales et surtout en quête de clarté.


INTERVIEW A FRANCOIS QUINTON

Voici « l’interview » que nous avons réalisé auprès du responsable du pôle Histoire du site internet « nonfiction.fr », monsieur François Quinton, pour mieux nous éclairer sur le rôle de ce site :


-Tout d'abord, vous concernant, nous aimerions connaitre votre âge et votre formation antérieure qui vous a permis d'atteindre ce poste ?


J'ai 26 ans. Je suis diplômé de l'IEP de Rennes et ancien étudiant de Rennes-II en histoire, où j'ai préparé les concours avant d'atterrir à nonfiction.


-Pourquoi avoir choisi le titre de « nonfiction » comme titre du site ?

C'est une référence à la catégorie "fiction" / "nonfiction" qui prévaut dans les pays Anglo-saxons, en Europe du Nord, etc. C'est le seul terme qui permettait de désigner tous les types de livres que le site traite.


-Quels ont été les motivations, les buts, les objectifs et les moyens qui vous ont poussés à la création de ce site ?

Le constat de départ est la (trop) petite part consacrée aux essais dans les pages littéraires des journaux, et même sur Internet. Aux Etats-Unis existe la "New York Review of Books", en Angleterre le "Times Litteray Supplément" qui ont cette vocation. Il n'y a pas d'équivalent en France. L'idée est donc de s'inspirer de ces modèles, qui proposent des recensions détaillées de livres dans beaucoup de domaines. Il y a donc l'ambition de pouvoir valoriser les essais, mais aussi deux autres idées : permettre à des "jeunes" d'écrire, et assainir le milieu de la critique littéraire en évitant les renvois d'ascenseur et en indiquant les liens pouvant exister entre un critique et l'auteur/éditeur du livre qu'il traite.


-Pourquoi avoir choisi une présentation en deux pôles majeurs (actualité des idées et critiques de livres)?

Par ce que le site a un double objet : 1) la critique d'essai, et 2) le suivi de ce qui fait la vie de l'édition, des idées, des intellectuels, etc.


-Comment s'organise l'équipe autour du pôle Histoire?

Je coordonne le pôle histoire avec Martin Messika, qui vient de soutenir son M2 à la Sorbonne. Nous informons l'équipe des livres à paraître, nous transmettons les demandes de service de presse puis relisons les articles.


-Qui écrit les articles et comment sont-ils choisis? Quel lien avec l'actualité exploitez-vous?


Deux possibilités : soit l'auteur est à la rédaction permanente, soit c'est un de nos rédacteurs. Ils sont repérés par l'un ou l'autre, ou les deux. Il s'agit d'abord de voir s'ils rentrent bien dans ce que nonfiction fait, c'est-à-dire qu'ils sont bien en lien avec la vie de l'édition, des idées, des intellectuels, etc. Ensuite : voir qui peut faire un petit compte-rendu. Il y a une variable importante : une tribune qui paraît dans un quotidien, si elle est intéressante, doit être traitée très rapidement. Un article paru dans une revue, qu'elle soit généraliste (Commentaire, Esprit, Le Débat,...) ou spécialisée (Vingtième siècle,...) laisse bien entendu plus de temps (mais les articles sont plus longs).


-Quel public est visé à travers l'actualité des idées?

Nous nous efforçons d'être un portail, qui indique au curieux des contributions intéressantes à de nombreux débats (articles parus à droite à gauche, événements etc.). Je pense que c'est sans doute le même public que pour les critiques, mais les deux colonnes répondent à deux lectures différentes.


-En ce qui concerne les critiques de livres, nous aimerions savoir comment les livres sont sélectionnés, et qui le fait?

La rédaction fait un premier tri parmi les annonces faites par les éditeurs par le biais des "avant-programmes". Ensuite, une liste est régulièrement transmise aux différents coordinateurs de pôles, qui eux apportent ensuite leur expertise pour, dans la mesure du possible, traiter les ouvrages et les attribuer à ceux dont ils pensent qu'ils sont les mieux placés pour le faire. Mais les rédacteurs nous signalent aussi parfois des livres qui nous ont échappés, et c'est heureux.


-Qui écrit les comptes-rendus et comment ces personnes sont-elles choisies?

Il y a plusieurs profils. Mais le plus courant est le doctorant ou jeune MCF. Mais il y a aussi des cadres, des journalistes, etc. Ces personnes ont été recrutées soit par la rédaction, soit par les coordinateurs de pôles. Elles viennent soit via quelqu'un qui participe déjà et qui nous les conseille, soit par candidature spontanée, soit suite à une démarche de notre part.


-Existe-t-il des règles prédéterminées pour l'expression ou s'agit-il de critiques libres?

Les critiques sont libres dans la mesure où elles sont honnêtes, ne sont pas biaisées, et correspondent à nos règles de présentation. Une première relecture est effectuée par le coordinateur de pôle, sur le fond. Ensuite une autre personne à la rédaction les relie pour les corrections typographiques, orthographiques, grammaticales, etc.

-Enfin, concernant le rapport avec les rendez-vous de l'Histoire à Blois annuels, nous aimerions connaitre votre rapport avec les Rendez-vous de l'Histoire et Blois ainsi que ceux du site avec cet évènement? Faites-vous la promotion de cet évènement ou d'autres? Comment vous placez-vous par rapport au festival? Vous y êtes déjà rendu, et si oui qu'en pensez-vous? Et enfin pensez vous vous y rendre cette année et pour quels raisons?

Le site n'a qu'un an d'existence (lancement le 1/10/2007). Le temps nous a donc manqué pour dialoguer avec eux. Cela étant, nous avions publié un petit article l'an passé pour en parler, et cette année un de nos rédacteurs s'y est rendu et a pu profiter d'une accréditation. Nous verrons l'an prochain si des liens peuvent se nouer.



PETITE CONCLUSION...

"Nonfiction", "Mediapart" et "La Vie des Idées" sont trois sites ayant le même objectif : rendre compte de l’information, de l’actualité et de la vie intellectuelle.
Cependant chaque site usent de moyens différents et ciblent différents publics.
"Nonfiction" et "Mediapart" s’adressent plutôt à un public jeune par le biais de l’interactivité, de la participation alors que "La Vie des Idées" s’adresse à un public international plus âgé, plus averti. "La Vie des Idées" est dévolu aux idées, l’information est secondaire contrairement aux deux autres sites.

Etant donné le sujet de notre blog, à savoir « la place de l’histoire dans les médias », on peut constater un lien direct, pour les trois sites, avec l’actualité. Cependant, la part de l’histoire prend une place égale par rapport aux autres disciplines dans ces sites. Elle sert à nous renseigner sur les évènements actuels, et pas forcément en lien avec le passé historique. De plus, on remarque que ce sont majoritairement les publications scientifiques et littéraires qui donnent le ton à cette actualité !!


Amandine et Marjolaine

Dimanche 12, il était une fois un jeu…


Un jeu était organisé au stand littérature jeunesse, au coeur du Salon du Livre. Il s'agissait d'un jeu animé autour d'une table, pour les enfants et leurs parents. Ce jeu, intitulé l'Europe sur un plateau, permettait d'apprendre beaucoup de notions sur l'Europe, tant au niveau historique, que géographique ou encore gastronomique. Ce jeu est présenté sous forme de livre, dont chaque page présente un nouveau jeu ; chacun correspondant à un domaine en particulier, à savoir la gastronomie, les drapeaux, l'art, la littérature etc...
Ce genre d'atelier participe à favoriser l'interaction avec le public qui fait alors partie intégrante du festival, et permet aussi d'amener un dialogue entre les visiteurs.
Les enfants autant que leurs parents se prirent rapidement au jeux, en en faisant ainsi une animation vivante et dynamique. Le pari d'apprendre tout en se divertissant fut donc remporté!
Margot

QUESTIONNAIRE AU PUBLIC DES RENDEZ-VOUS DE L'HISTOIRE

Durant ces quelques jours, nous avons questionné le public des Rendez-vous de l'Histoire de Blois, pour avoir leurs impressions sur ce festival. Voici nos synthèses :


J’ai rencontré un monsieur de 69 ans, retraité (comptable, gestionnaire) venant de Vineuil (banlieue proche de Blois), qui vient aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois tous les ans, et qui pense venir tous les jours (vendredi, samedi et dimanche) car, pour lui, ce festival « permet de faire connaître l’histoire et divers domaines à tous les publics même si le public est plutôt averti, élitiste (chercheurs, étudiants, intellectuels) ». Il semble qu’il a eu connaissance de ce festival par le biais de ses amis. Il est attiré surtout par les conférences et les débats auxquels il essaie d’assister au maximum. En ce qui le concerne Les Rendez-vous de l’Histoire de Blois est « un bon festival, l’organisation est bonne mais la ville de Blois manque de moyens et je souhaiterais que le festival dure plus longtemps, par exemple, sur une semaine ».


Ensuite, j’ai rencontré un ingénieur informatique de Tours, âgé de 31 ans. Ce dernier s’est déjà rendu aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois la première année, grâce à un ami qui lui en avait parlé, mais n’y ai pas retourné depuis cette année. Il est intéressé par ce festival « pour changer de domaine, apprendre d’autres choses » et c’est pourquoi il pense assister surtout aux conférences. Pour lui, le festival a pour but « d’accueillir le plus de personnes possible même si le public est plutôt composé de personnes retraitées, d’étudiants et de professions libérales, et faire de l’argent aussi ». En résumé, il s’agit d’un « bon festival mais il faudrait que la ville de Blois gère mieux ses infrastructures pour pouvoir accueillir plus de personnes ».

Marjolaine




La première personne que j’ai interviewée est un homme de 36 ans, professeur au lycée Grandmont de Tours. Cet homme vient dès que possible au Festival des Rendez-vous de l’Histoire de Blois qu’il a connu par le biais de la radio, mais pas tous les ans. Il aime s’y rendre pour « apprendre des choses en lien avec le domaine dans lequel il travaille » (sujet de discussion sur l’Europe avec ses élèves), et il pense donc se rendre prioritairement aux conférences et débats, mais aussi au Salon du livre. Ce festival représente donc pour lui un « moyen de faire connaître l’histoire de manière différente à un large public bien que tout le monde ne puisse assister à tout ». Il pense également que ce festival a une « bonne organisation mais qu’il manque des places pour accueillir tout le monde ».



La deuxième personne que j’ai rencontrée est également un homme, mais beaucoup plus vieux, âgé de 72 ans, et donc retraité (charpentier), vivant à Blois. Ainsi, il peut se rendre tous les ans aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois, en « fonction du temps que lui laisse sa petite famille », qu’il apprécie pour « une meilleure connaissance de l’actualité ». Il a eu connaissance la première fois du Festival par le biais de ses amis. Ce monsieur lit énormément la presse quotidienne mais ce festival lui « permet de s’ouvrir et d’avoir plusieurs angle de vue sur l’actualité (la crise économique) ». Il a d’ailleurs acheté beaucoup de livres pour pouvoir continuer à s’informer une fois le festival terminé. Il a assisté à de nombreux débats et conférences car c’est ce qui lui semble le plus enrichissant. Pour lui ce festival a pour but « d’avoir une meilleure approche de l’actualité historique », et il apprécie la proximité du festival et de son habitation, mais « il faudrait agrandir les locaux » !

Amandine