mardi 11 novembre 2008

Les Rendez Vous de l'Histoire, l'Histoire mise en lumière et vue sous un autre jour.

Pour tous les professionnels de l'Histoire, historiens, professeurs ou encore journalistes, les Rendez-Vous de l'Histoire de Blois sont LE moment de l'année où l'Histoire est sous le feux des projecteurs. Le journaliste Emmanuel Laurentin l'a très bien exprimé en qualifiant cet événement de "festival de Cannes" de l'Histoire. Ainsi, cette matière souvent considérée comme poussiéreuse et assimilée par la plupart des gens au milieu scolaire, a la possibilité pendant quatre jours de montrer à quel point elle est au plus près de l'actualité et qu'elle est, elle aussi, à la pointe de la modernité.
L'Histoire ne se réduit alors plus à des listes de dates interminables et à des noms oubliés depuis longtemps, mais s'étend au cinéma, à la littérature et même à l'informatique! C'est cette diversité des domaines dans lesquelles l'Histoire apparaît que le festival de Blois nous propose de découvrir pour se débarrasser des clichés. On découvre ainsi que l'Histoire est présente sur internet. Un atelier pédagogique sur le thème du multimedia  a montré que les professeurs se tournent de plus en plus vers le numérique pour enseigner l'Histoire. Les ordinateurs mis à la disposition du public dans le salon du livre ont permis de consulter et de faire découvrir les nombreux sites internet spécialisés dans le domaine historique.
C'est dans ce même Salon du livre que l'on nous présente une histoire racontée à travers la littérature et les romans historiques. L'Histoire écrite ce n'est pas que des essais historiques, c'est aussi des romans ou encore des livres pour enfants. La littérature historique destinée aux enfants est très importantes pour la diffusion et la vulgarisation des savoirs historiques. Le salon du livre d'histoire du festival laisse une grande place à la littérature de jeunesse (qui trône au milieu du salon du livre) et ouvre même ses portes à la bande dessinée.
Le cycle cinéma nous montre lui aussi à sa façon que l'Histoire est vivante et peut s'adresser à un large public. L'Histoire est racontée, illustrée et parfois même reconstituée pour mieux être expliquée. Le cinéma tout comme la littérature ou l'informatique est un moyen de diffuser et de vulgariser l'Histoire. C'est en grande partie pour cela que le Festival possède cette dimension de démocratisation de la science historique en la faisant sortir des livres et des manuels et en la faisant entrer dans la vie quotidienne moderne. L'Histoire apparaît alors comme une matière ludique et universelle qui peut s'adresser à tous à travers divers moyens.
Mais le festival de Blois permet aussi de mettre en valeur le travail des historiens et de mettre à mal le cliché du vieil historien barbu et solitaire, vivant au milieu de ses vieux papiers. On y rencontre de jeunes chercheurs motivés, des historiens expatriés à l'étrangers ou encore de grands noms de la recherche historique qui sont la preuve d'une recherche dynamique. C'est une des particularités du festival que de mettre en valeur la nouvelle génération de chercheur et de sensibiliser le public à l'actualité des recherches historiques.
Il semble donc que le festival atteint la plupart des objectifs qu'il s'était fixé (vulgarisation, démocratisation, information ...) grâce à ses nombreuses conférences mais surtout à la diversité des activités qu'il propose. Il donne ainsi une image dynamique de l'Histoire et donne de l'espoir à ceux qui souhaite faire de cette matière leur profession. Plutôt qu'un festival de Cannes qui sous entendrait qu'il ne soit uniquement consacré à des stars de l'Histoire, il serait plutôt une sorte de vitrine vivante des tendances de l'actualité historique.

jeudi 6 novembre 2008

Vendredi 10.11 : Quelque part dans la Bibliothèque municipale Abbé-
Grégoire de Blois. . . .
Tête à Tête avec Valérie Hannin . . .


-------------------------------------------------------------------------------------
Valérie Hannin est la Rédactrice en chef et la Directrice de la rédaction du magazine l'Histoire depuis 7ans. Suite à un stage d'agrégation, et grâce à son intérêt pour l'histoire, le magazine Histoire lui ouvrit ses portes il y a 25 ans de cela.
-------------------------------------------------------------------------------------

Parlons à présent du magazine . . .
« L'originalité de l'Histoire, c'est le fait qu'elle soit à la fois une revue et un magazine. C'est une revue, parce que les articles sont signés par des universitaires et des chercheurs à 85 – 90%.
Cependant la vocation de l'Histoire s'est d'être un magazine, un magazine qui est à la fois à la disposition des étudiants, des historiens, des enseignants, mais également des personnes qui aiment l'histoire en tant qu'amateurs.
Certes, ce n'est pas une revue facile à lire, certaines personnes abandonnent parce qu'elle est quelque peu difficile. C'est pour cela qu'on cherche à mettre en relation l'histoire et le public, en proposant des sujets demandés par nos lecteurs. Voici le but de l'Histoire, et c'est ainsi depuis sa création en 1978. »


Comment le sujet est-il choisi?
« On les choisit à la charnière de l'offre et de la demande. C'est-à-dire, une offre universitaire que l'on doit prendre en compte. Ensuite notre rôle est de faire caisse de résonance de débat public, comme par exemple la guerre de14-18, ou alors un débat historiographique. Si c'est un moment donné, comme les questions du monde sur l'Islam, nous traiterons de l'Islam. Dans ce cas nous répondons à une demande sociale. C'est également le cas pour les anniversaires, effectivement ce sujet peut paraître récurrent, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier que le public rajeunit, il y aura toujours des personnes qui souhaiteront qu'on les « ravitaille » de tous ces témoignages.
Nous prenons en compte la demande du public qui se renouvelle et puis l'actualité. En 25 ans à l'Histoire, j'ai vu de nombreuses choses changer. Lorsqu'on traite de l'histoire en tenant compte de son renouvellement et du renouvellement de notre questionnaire, ce n'est jamais pareil, donnons pour exemple le sujet du communisme avant et après la chute du mur. »

Le magazine et son équipe . . .
« Depuis le début, il y a un comité de rédaction réuni une à deux fois par mois, le vendredi matin, et nous discutons des sujets. Enfin, pas de tous les sujets, mais les thèmes, les thèmes des numéros spéciaux, ou les dossiers. C'est donc un comité de rédaction scientifique, il y a quelques journalistes, mais également des universitaires que l'on reçoit, on discute, et on commande les articles. »

Le magazine et son réseau . . .
« On compte plus de 1200 noms dans notre index. Il y en a qui ont fait 60 articles, et d'autres qu'un seul. Mais notre but c'est de varier.
Nous sommes entourés d'un réseau actif, cela permet de demander des conseils, des avis, notamment auprès des historiens qui participent à un grand nombre de compte-rendu, tel que les critiques de livres.
La fierté, c'est d'être à l'affût de gens nouveaux, de les rencontrer. Bien sûr, il faut tirer les bonnes ficelles, parfois ce n'est pas évident. Et puis lorsqu'on tombe sur les bons, on peut obtenir des nouvelles personnes. Cela peut-être des jeunes, ou des gens de 60-70ans, à
qui nous avons jamais demandé d'écrire. Mais la plupart des personnes de notre liste, ce sont des parrains prestigieux. »


Et le lecteur dans tout cela . . .
« Le magazine a pour but de rendre un discours attrayant. On ne souhaite pas publier un article parce que c'est une thèse de tel auteur, il faut essentiellement que ça plaise aux lecteurs.
On publie un article parce que ce que vous avez à dire répond à une curiosité, et à une demande susceptibles d'intéresser les gens. Il ne sont pas payés pour lire, mais payent pour lire. Payer pour lire quelque chose qui est intéressant. Il faut que cela soit compréhensible, pour le lecteur, voilà notre but premier.

Le magazine et l'image . . .

« La place de l'image dans notre magazine est primordiale. Une fois que l'universitaire a fait son travail de pédagogie, c'est à ce moment là que nous intervenons, en intégrant des images accrocheuses pour le public. C'est ce que l'on appelle la mise en scène.
Pour que l'image ai un impact auprès des lecteurs, il faut nous mêmes qu'on les comprenne, et donc si on les comprend, les autres les comprendront également.
Notre travail est d'intégrer l'iconographie, les légendes, qui sont rarement proposées par les auteurs. Nous utilisons également un grand nombre de cartes, mais elles sont parfois incompréhensibles, c'est pour cela que nous travaillons depuis 15 ans avec un cartographe.
Le but est simple, on n'utilise simplement pas les images comme une illustration, mais comme un document, (que l'on doit commenter).
Cela fait quand même plaisir visuellement, mais l'importance est qu'elle soit accrocheuse. Si le sujet et l'image sont accrocheurs, il y aura davantage une diffusion du savoir.
L'image est une information brute sur la représentation, elle est primordiale, car elle permet de s'intégrer dans une conscience collective.
Aujourd'hui, les inconvénients sont les limites qu'occasionnent Internet, par le manque de place, les images qui ne sont pas animées, et puis les droits et le papier restent cependant assez cher. »

L'Histoire vs Historia . . .
« On a été créés en 1978, et acheté par une grande ''Holding Artémis'', dans laquelle il y avait déjà Historia. Notre situation est assez singulière, car nous travaillons dans la même maison, mais la politique c'est que l'on ne se connaît pas. Il nous est arrivé que l'on fasse le même sujet, notamment les anniversaires. Ils sont connus, et touchent un très large public. Nous sommes bien évidemment en concurrence, mais chacun fait son travail et nous gardons une très bonne entente. »

Vos liens avec les Rendez-vous de l'Histoire . . .
« J'ai été appelée lorsque le festival a fait ses débuts. Le magazine et le festival sont partenaires, ils sont exactement sur le même concept de l'histoire.
C'est un rendez-vous très pédagogique, il y a tous les ingrédients pour devenir un véritable grand événement culturel.
On est là depuis le début, et on adore ça. »

-------------------------------------------------------------------------------------
C'était Valérie Hannin, et la présentation du magazine de l'Histoire.
Encore un grand merci pour nous avoir accordé un peu de son temps.

*
Carmen.

mercredi 5 novembre 2008

Les sujets de l'émission

Dans les débuts de l’émission les sujets traités portaient sur des grandes thématiques imposées par l’équipe des historiens. Cet agenda correspondait au questionnement personnel de l’équipe. Ensuite par une volonté du groupe et appuyé par le public ils se sont tournés vers le commentaire de l’actualité. Le plaisir de coller au plus près de l’événement impose parfois de changer les sujets la veille pour le lendemain. Le meilleur exemple reste la crise économique, qui vient chambouler les thèmes de la semaine du 13 Octobre : « on a envie d’entendre quelque chose sur la crise. Alors sans tomber dans le catastrophisme on fait une émission sur ce sujet en évoquant les bagarres entre les banques vénitiennes et florentines au XVIe siècle, la légitimité de parler de crise dans l’Antiquité…. » affirme Emmanuel Laurentin. Ce changement vient de l’équipe qui souhaite proposer des thèmes qui répondent aux attentes de l’auditeur.
Il reste les sujets dit « marronniers » qui peuvent paraitre pesants à traiter , le travail est de les rendre toujours attrayant en trouvant un nouvel angle d’approche ou en se posant des questions qui donnent un nouveau sens, ce sont de « bonnes questions ».
En fait la raison d’exister d’une émission c’est aussi de parler de ce qui intéresse les auditeurs dans la société actuelle. Dans cette même optique il est difficile de captiver le public pour d’autres sujets que le XXe siècle. Dans ce cas une des solutions est de rendre l’émission la moins ennuyeuse possible aux oreilles des auditeurs. De plus en plus ils casent les semaines, font des semaines spéciales et cela explique la diversité de forme que prend l’émission.

Le choix de la forme de l'émission de la Fabrique de l'histoire

Emmanuel Laurentin : « On est une émission dans laquelle la forme radiophonique a une importance. Comme vous avez pu le voir chacun des modules de la semaine est différent du précédent et du suivant par sa forme. Le lundi : le grand entretien, le mardi : le documentaire où les réalisateurs on un rôle important, le Mercredi : choix d’archives inédites le plus souvent, le Jeudi un grand débat et le vendredi pour les chroniques sur l’actualité et l’historiographie. La diversité de ses formes permet au réalisateur et au producteur d’avoir une alternative, de pouvoir faire des modifications du traitement du sujet, ce qui oblige à faire des gymnastiques intellectuelles pour savoir si tel sujet va plus sous telle forme ou telle autre. »

mardi 4 novembre 2008

"qu'est ce qu'une vraie réforme?": compte rendu

Sur un sujet politique comme celui là, deux hommes politiques ainsi
que deux historiens étaient invités à discuter. Jean Philippe Genet,
un des historiens, a pris la parole en premier pour définir ce
qu’était une réforme, étymologiquement et historiquement. Les trois
autres intervenant ont successivement pris la parole ensuite pour
donner leur définition de la réforme.
Les deux hommes politiques invités ont tenté de défendre et de faire
valoir leurs réformes, plus ou moins récentes ; le RSA pour Martin
Hirsh et le prix unique du livre pour Jack Lang, comme des réformes et
non pas des réformettes. Les deux historiens avaient quant à eux,
comme souvent dans les questions d’actualité, le pouvoir d’approuver
et d’appuyer les exemples et idées développées par des références
historiques.
Le débat s’est clos par une conclusion très juste selon laquelle il
n’est pas du ressort du politique qui fait la réforme de dire qu’elle
sera une réforme ou une réformette. Ce pouvoir incombe à la seule
société qui l’acceptera réellement ou non et la mettra en oeuvre ou
non. Même si certains autres éléments sont à prendre en compte comme
la fenêtre d’opportunité que le politique guette pour réformer, c’est
la société et le peuple qui a le dernier mot sur l’efficacité et le
poids d’une réforme. Ces affirmations ayant été formulées par des
hommes politiques que l’on pourrait « d’hommes sur le terrain », des
historiens qui sont vus comme des hommes de référence qui
réfléchissent intelligemment sur les questions actuelles avec l’aide
de leurs références historiques et par moi, étudiante lambda,
citoyenne, ces affirmations peuvent donc être vues comme réalistes et
véritables. N’est ce pas ?

Compte rendu personnel de la rencontre d'historiens au journal Libération

Pour quatre jeunes étudiants comme nous l'étions, cette journée passée
à Libération a été vécue, du moins en ce qui me concerne, comme un
véritable privilège. La possibilité de voir comment se rédige un
quotidien, d'entrer dans les coulisses de sa mise en forme et de
pouvoir discuter avec ses auteurs a été très enrichissant.
Bien que cette édition ait été spéciale, l'élaboration du journal
reste la même, ainsi que les bureaux, les journalistes et l'ambiance!
Mon a priori sur les journalistes qui était de les voir comme des
gens dynamiques, ouverts et travaillant dans l'urgence, toujours sur
les chapeaux de roues s'est confirmé. Ils m'ont en plus montrée une
grande ouverture d'esprit par leur acceuil de jeunes étudiants tout à
fait novices en matière journalistique puisque deux d'entre nous sont
juristes, une historienne et une autre historienne de l'art ainsi que
d'historiens pour cette édition spéciale. Ils ont laissé à ces
historiens leurs bureaux, chaises et ... plumes!
Les bureaux de ce grand quotidien m'ont un peu surprise de prime abord
avec ce grand "openspace" qui permet à une vingtaine de journalistes
de travailler dans le même bureau. Cet espace non cloisonné donne
naissance à n brouhaha, à un bruit de fond qui rend l'atmosphère trés
décontractée et agréable pour les visiteurs mais probablement beaucoup
moins pour les historiens qui, probablement habitués aux bureaux
individuels ou aux bibliothèques, ont du trouver difficile de ce
concentrer dans de telles conditions.
Notre interview avec Didier Pourquery a été enrichissante et détendue,
rencontrer le directeur adjoint à la redaction d'un des plus grands
quotidiens nationaux n'est pas donné à tout le monde, mais rassurez
vous, nous avons conscience de la faveur qui nous a été accordée!

dimanche 2 novembre 2008

Un coup d'oeil à une communication

Dimanche 12 Octobre 2008.



Alors que la file d’attente devant l’hémicycle de la Halle aux Grains s’amplifie à vue d’œil, bien que le débat ne débute que dans une heure, je me dirige vers une petite salle de l’antenne universitaire, la salle 103. Il est 13H50 et la salle semble désespérément vide. Je m’installe et voit progressivement se remplir quelques chaises. Mous attendrons péniblement le nombre de 15 personnes pour cette communication. Elle nous est proposée par Sébastien Nadot.

Pour certains historiens le sport n’existe pas au Moyen Age sauf George Duby qui l’admet. Le sport passe par la joute qui est la pratique, l’entrainement pour la guerre. Il existe deux formes de joute : l’emprise d’armes et le pas d’arme.

Les premières traces de tournoi apparaissent au XIe siècle, ils prennent beaucoup d’ampleur au XIIe. Ils ont pour objectif de capturer un cheval, ou un homme pour en demander une rançon. Ces rencontres guerrières qui restent très dangereuses vont rencontrer une culture littéraire qui va les orienter sur des combats individuels, on passe dans ce cas à la joute. Il est intéressant de voir que ce passage se retrouve dans toutes les cours d’Europe de l’Ouest. Avec les joutes apparaissent les premiers règlements qui sont reconnus dans toute l’Europe (objectif de la joute : désarçonner ou rompre sa lance sur l’armure). Ainsi se construit une pratique européenne. Cette idée on la retrouve au XIIe avec les chevaliers, errant d’une cour à l’autre pour montrer leur valeur, où le mode de décompte tend à s’uniformiser.

Au XIVe et XV e siècle on voit une évolution des joutes avec des structures, des règlements et la place que va prendre le spectacle. Ces trois éléments peuvent nous permettre de définir finalement un évènement sportif aujourd’hui. Il faut un règlement uniformisé et reconnu, une structure et un peu de spectacle pour attirer l’attention. L’exemple des pas d’armes est révélateur. Il faut défendre un passage, pour cela deux équipes sont faites, une première qui défend et une seconde qui attaque. Cet évènement demande une logistique importante, une organisation. De plus c’est le moment ou se créent des champions qui sont reconnus dans toute les cours. De plus en plus des officiers d’armes se fédèrent pour voir les pratiques s’harmoniser. Les sociétés de joutes en Allemagne ou dans le Nord de la France par exemple, marquent le début du développement d’évènements dont l’organisation devient plus globale, règlementée : objectifs, prix, comptage des points.... Le spectacle prend de plus en plus le pas sur la pratique. Finalement les joutes disparaîtront au XVIIIe siècle avec l’apparition des armes à feu et des nouveaux héros que sont les aventuriers. Malgré ce spectacle la joute reste une pratique sportive et dangereuse, il suffit simplement de penser à Henri II…

Ainsi ces tournois, joutes peuvent paraître comme les prémices de nos championnats européens actuels qui sont reconnus, règlementés et populaires comme pouvaient l’être ceux du moyen Age.

J’ai oublié de parler du public , peu nombreux mais bien présent. Il était composé de professeurs, d’éditeurs (et oui je les ai recroisés sur leur stand), d’étudiants et d’un adolescent de 13 ans. Je me suis demandé si un public si jeune et si peu averti pouvait être réceptif à une telle communication dans une manifestation pouvant apparaître comme élitiste ? Et bien, c’était une expérience concluante car, oui, il avait compris dans l’ensemble l’exposé que lui a proposé S.Nadot. Il n’a pas retenu les mêmes choses que moi mais cela l’a intéressé. N’est ce pas le principal ? Alors même si la file d’attente n’est pas énorme, cela ne veut pas dire qu’un tel sujet soit ennuyeux ou trop « pointu », essayez cela se révèle parfois enrichissant !!!!

Ely