mercredi 12 novembre 2008

Traces écrites, traces effacées... des exilés en Europe, rencontre avec une "couturière de symboles".





Vendredi 10 Octobre j'étais très motivée pour assister à la conférence inaugurale des Rendez-Vous de l'Histoire bien que cette dernière soit (avec celle de Cohn-Bendit) une des plus attendues du festival. Moi, je ne connais pas cette femme mais elle m'intrigue. Le choix du thème de sa conférence "Traces écrites, traces effacées... des exilés en Europe", l'Europe vue pas les immigrés m'a paru un choix très intéressant alors que les questions d'immigration sont au coeur des débats partout en Europe et particulièrement en France. Je me suis donc un peu intéressée à sa biographie et je me suis lancée dans la file d'attente interminable. 
Tout le monde se presse et se bouscule, on chuchote à propos de l'interlocutrice dans les gradins, les appareils  photos sont de sortie, le voilà notre festival de Cannes de l'Histoire! Mais tout à coup la foule s'apaise, un homme intervient pour annoncer la remise du prix de l'initiative laïque décerné par les assureurs partenaires de l'événement : la MAIF, la MGEN et la CASDEN. Ce prix vise à récompenser les initiatives en tout genre qui permettent la diffusion et la préservation de la laïcité. Et c'est une compagnie de théâtre alsacienne qui fut récompensée cette fois là, "Mémoire Vive". Le prix est remis à son directeur qui par un bref discours nous explique le but de son action. Cette compagnie souhaite à travers le théâtre rendre hommage aux oubliés de l'Histoire et cela par un dialogue interculturel. Leur dernière pièce est un triptyque autour de l'Histoire coloniale. Cette initiative est saluée par des applaudissements puis le brouhaha recommence.
Mais une fois de plus le silence se fait mais cette fois d'une façon plus marquée, plus solennelle. Assia Djebar vient d'entrer. C'est une dame âgée qui porte sur elle tout ce qu'elle a traversé. Il se dégage d'elle une grande force et une grande intelligence qui impose le respect et le silence à l'hémicycle. Un homme (que je n'ai pu identifier) nous la présente et fait l'éloge de sa carrière d'écrivaine et d'enseignante puis, elle commence.
Elle nous parle du déchirement des gens écartelés entre leur langue maternelle et ce qu'elle appelle la langue "d'hospitalité". Et elle est bien placée pour en parler et elle va se servir de son histoire personnelle et de son expérience, elle la Berbère qui a appris le français à l'école. C'est ainsi qu'elle a appelé son intervention "D'Europe, moi l'étrangère". Elle se d'écrit alors comme une "couturière de symboles" qui a en quelque sorte le devoir de transmettre certaines histoires. Et elle va nous en raconter beaucoup tout au long de son intervention, la ponctuant d'anecdotes glanées un peu partout au travers de ses nombreuses actions. Elle évoque par exemple cette chauffeuse de taxi turque venue en France pour apprendre une langue qui la faisait rêver. Elle nous parle de ces mères immigrées en Europe qui garde leur coeur tourné vers le sud et elle les appelle "les vigies du sud". Elle décrit aussi la tristesse de certaines filles d'immigrées qui ne rêvent que de retourner dans leur pays natal tellement le déchirement est insoutenable. Elle nous décrit parfaitement ce qui divise les générations : les immigrés, leurs enfants, leurs petits-enfants. Elle s'appuie sur ses rencontres avec des femmes immigrées partout en France mais aussi sur des rencontres faites aux USA où elle a vécu et enseigné. Elle parle aussi avec son coeur et son histoire.
Cette femme paraît avoir vécu mille vies et avoir compris beaucoup de choses. J'ai été particulièrement touchée par sa conférence d'où il a émané une certaine sagesse et un message d'espoir en prouvant que l'on peut aimer à la fois sa culture maternelle mais aussi sa culture d'adoption. C'est d'ailleurs pourquoi cette écrivaine écrit aussi bien en berbère qu'en français, faisant ainsi une sorte de trait d'union entre les deux cultures.
M-M H


Ici et là. Dîners historiques, une rencontre avec le chef du Monarque.

Tous les ans à l’occasion des Rendez-vous de l’Histoire, divers restaurants de la ville de Blois organisent, en étroite collaboration avec le comité organisateur, des repas en lien direct avec le thème de l’année. Ainsi, on eu lieu des festins réunissant historiens, public et simples habitués des lieux.

Nous avons rencontré le chef de l’Hôtel-Restaurant Le Monarque qui nous a raconté avec plaisir comment se mettent en place ces dîners historiques.
Le thème de chaque Menu est défini par chaque restaurant avec l’aide du comité qui aiguille puis valide le choix. Ici, c’est Jacques Brel et donc la Belgique qui sont à l’honneur.
Pourquoi ce thème ?
Aujourd’hui, la Belgique connaît une période mouvementée où l’appartenance à un seul et même pays est totalement remise en cause. L’appartenance à l’Europe devient alors problématique et choisir ce thème se comprend alors parfaitement.
Sans avoir la prétention de résoudre un tel problème, le chef décide de préparer des petits plats typiques de Belgique aux noms étranges qui mettent l’eau à la bouche. Les chicons interpellent et ne sont en tout et pour tout que des endives. Mais ce nom original à fait son œuvre ! Et le Waterzooi, ragoût de poulet aux légumes, originaire de Gand en Flandre, inspire tous les estomacs affamés.
Ainsi, le restaurant s’affiche au couleur de la Belgique et propose toute une ambiance à la Jacques Brel….affiches de films, chansons connues et moins connues, et une projection sur un mur de Brel en concert.
Alors, si vous étiez à Blois vous avez ou vous auriez dû manger avec le grand Brel.

mardi 11 novembre 2008

Les Rendez Vous de l'Histoire, l'Histoire mise en lumière et vue sous un autre jour.

Pour tous les professionnels de l'Histoire, historiens, professeurs ou encore journalistes, les Rendez-Vous de l'Histoire de Blois sont LE moment de l'année où l'Histoire est sous le feux des projecteurs. Le journaliste Emmanuel Laurentin l'a très bien exprimé en qualifiant cet événement de "festival de Cannes" de l'Histoire. Ainsi, cette matière souvent considérée comme poussiéreuse et assimilée par la plupart des gens au milieu scolaire, a la possibilité pendant quatre jours de montrer à quel point elle est au plus près de l'actualité et qu'elle est, elle aussi, à la pointe de la modernité.
L'Histoire ne se réduit alors plus à des listes de dates interminables et à des noms oubliés depuis longtemps, mais s'étend au cinéma, à la littérature et même à l'informatique! C'est cette diversité des domaines dans lesquelles l'Histoire apparaît que le festival de Blois nous propose de découvrir pour se débarrasser des clichés. On découvre ainsi que l'Histoire est présente sur internet. Un atelier pédagogique sur le thème du multimedia  a montré que les professeurs se tournent de plus en plus vers le numérique pour enseigner l'Histoire. Les ordinateurs mis à la disposition du public dans le salon du livre ont permis de consulter et de faire découvrir les nombreux sites internet spécialisés dans le domaine historique.
C'est dans ce même Salon du livre que l'on nous présente une histoire racontée à travers la littérature et les romans historiques. L'Histoire écrite ce n'est pas que des essais historiques, c'est aussi des romans ou encore des livres pour enfants. La littérature historique destinée aux enfants est très importantes pour la diffusion et la vulgarisation des savoirs historiques. Le salon du livre d'histoire du festival laisse une grande place à la littérature de jeunesse (qui trône au milieu du salon du livre) et ouvre même ses portes à la bande dessinée.
Le cycle cinéma nous montre lui aussi à sa façon que l'Histoire est vivante et peut s'adresser à un large public. L'Histoire est racontée, illustrée et parfois même reconstituée pour mieux être expliquée. Le cinéma tout comme la littérature ou l'informatique est un moyen de diffuser et de vulgariser l'Histoire. C'est en grande partie pour cela que le Festival possède cette dimension de démocratisation de la science historique en la faisant sortir des livres et des manuels et en la faisant entrer dans la vie quotidienne moderne. L'Histoire apparaît alors comme une matière ludique et universelle qui peut s'adresser à tous à travers divers moyens.
Mais le festival de Blois permet aussi de mettre en valeur le travail des historiens et de mettre à mal le cliché du vieil historien barbu et solitaire, vivant au milieu de ses vieux papiers. On y rencontre de jeunes chercheurs motivés, des historiens expatriés à l'étrangers ou encore de grands noms de la recherche historique qui sont la preuve d'une recherche dynamique. C'est une des particularités du festival que de mettre en valeur la nouvelle génération de chercheur et de sensibiliser le public à l'actualité des recherches historiques.
Il semble donc que le festival atteint la plupart des objectifs qu'il s'était fixé (vulgarisation, démocratisation, information ...) grâce à ses nombreuses conférences mais surtout à la diversité des activités qu'il propose. Il donne ainsi une image dynamique de l'Histoire et donne de l'espoir à ceux qui souhaite faire de cette matière leur profession. Plutôt qu'un festival de Cannes qui sous entendrait qu'il ne soit uniquement consacré à des stars de l'Histoire, il serait plutôt une sorte de vitrine vivante des tendances de l'actualité historique.

jeudi 6 novembre 2008

Vendredi 10.11 : Quelque part dans la Bibliothèque municipale Abbé-
Grégoire de Blois. . . .
Tête à Tête avec Valérie Hannin . . .


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Valérie Hannin est la Rédactrice en chef et la Directrice de la rédaction du magazine l'Histoire depuis 7ans. Suite à un stage d'agrégation, et grâce à son intérêt pour l'histoire, le magazine Histoire lui ouvrit ses portes il y a 25 ans de cela.
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Parlons à présent du magazine . . .
« L'originalité de l'Histoire, c'est le fait qu'elle soit à la fois une revue et un magazine. C'est une revue, parce que les articles sont signés par des universitaires et des chercheurs à 85 – 90%.
Cependant la vocation de l'Histoire s'est d'être un magazine, un magazine qui est à la fois à la disposition des étudiants, des historiens, des enseignants, mais également des personnes qui aiment l'histoire en tant qu'amateurs.
Certes, ce n'est pas une revue facile à lire, certaines personnes abandonnent parce qu'elle est quelque peu difficile. C'est pour cela qu'on cherche à mettre en relation l'histoire et le public, en proposant des sujets demandés par nos lecteurs. Voici le but de l'Histoire, et c'est ainsi depuis sa création en 1978. »


Comment le sujet est-il choisi?
« On les choisit à la charnière de l'offre et de la demande. C'est-à-dire, une offre universitaire que l'on doit prendre en compte. Ensuite notre rôle est de faire caisse de résonance de débat public, comme par exemple la guerre de14-18, ou alors un débat historiographique. Si c'est un moment donné, comme les questions du monde sur l'Islam, nous traiterons de l'Islam. Dans ce cas nous répondons à une demande sociale. C'est également le cas pour les anniversaires, effectivement ce sujet peut paraître récurrent, mais nous ne pouvons pas nous permettre d'oublier que le public rajeunit, il y aura toujours des personnes qui souhaiteront qu'on les « ravitaille » de tous ces témoignages.
Nous prenons en compte la demande du public qui se renouvelle et puis l'actualité. En 25 ans à l'Histoire, j'ai vu de nombreuses choses changer. Lorsqu'on traite de l'histoire en tenant compte de son renouvellement et du renouvellement de notre questionnaire, ce n'est jamais pareil, donnons pour exemple le sujet du communisme avant et après la chute du mur. »

Le magazine et son équipe . . .
« Depuis le début, il y a un comité de rédaction réuni une à deux fois par mois, le vendredi matin, et nous discutons des sujets. Enfin, pas de tous les sujets, mais les thèmes, les thèmes des numéros spéciaux, ou les dossiers. C'est donc un comité de rédaction scientifique, il y a quelques journalistes, mais également des universitaires que l'on reçoit, on discute, et on commande les articles. »

Le magazine et son réseau . . .
« On compte plus de 1200 noms dans notre index. Il y en a qui ont fait 60 articles, et d'autres qu'un seul. Mais notre but c'est de varier.
Nous sommes entourés d'un réseau actif, cela permet de demander des conseils, des avis, notamment auprès des historiens qui participent à un grand nombre de compte-rendu, tel que les critiques de livres.
La fierté, c'est d'être à l'affût de gens nouveaux, de les rencontrer. Bien sûr, il faut tirer les bonnes ficelles, parfois ce n'est pas évident. Et puis lorsqu'on tombe sur les bons, on peut obtenir des nouvelles personnes. Cela peut-être des jeunes, ou des gens de 60-70ans, à
qui nous avons jamais demandé d'écrire. Mais la plupart des personnes de notre liste, ce sont des parrains prestigieux. »


Et le lecteur dans tout cela . . .
« Le magazine a pour but de rendre un discours attrayant. On ne souhaite pas publier un article parce que c'est une thèse de tel auteur, il faut essentiellement que ça plaise aux lecteurs.
On publie un article parce que ce que vous avez à dire répond à une curiosité, et à une demande susceptibles d'intéresser les gens. Il ne sont pas payés pour lire, mais payent pour lire. Payer pour lire quelque chose qui est intéressant. Il faut que cela soit compréhensible, pour le lecteur, voilà notre but premier.

Le magazine et l'image . . .

« La place de l'image dans notre magazine est primordiale. Une fois que l'universitaire a fait son travail de pédagogie, c'est à ce moment là que nous intervenons, en intégrant des images accrocheuses pour le public. C'est ce que l'on appelle la mise en scène.
Pour que l'image ai un impact auprès des lecteurs, il faut nous mêmes qu'on les comprenne, et donc si on les comprend, les autres les comprendront également.
Notre travail est d'intégrer l'iconographie, les légendes, qui sont rarement proposées par les auteurs. Nous utilisons également un grand nombre de cartes, mais elles sont parfois incompréhensibles, c'est pour cela que nous travaillons depuis 15 ans avec un cartographe.
Le but est simple, on n'utilise simplement pas les images comme une illustration, mais comme un document, (que l'on doit commenter).
Cela fait quand même plaisir visuellement, mais l'importance est qu'elle soit accrocheuse. Si le sujet et l'image sont accrocheurs, il y aura davantage une diffusion du savoir.
L'image est une information brute sur la représentation, elle est primordiale, car elle permet de s'intégrer dans une conscience collective.
Aujourd'hui, les inconvénients sont les limites qu'occasionnent Internet, par le manque de place, les images qui ne sont pas animées, et puis les droits et le papier restent cependant assez cher. »

L'Histoire vs Historia . . .
« On a été créés en 1978, et acheté par une grande ''Holding Artémis'', dans laquelle il y avait déjà Historia. Notre situation est assez singulière, car nous travaillons dans la même maison, mais la politique c'est que l'on ne se connaît pas. Il nous est arrivé que l'on fasse le même sujet, notamment les anniversaires. Ils sont connus, et touchent un très large public. Nous sommes bien évidemment en concurrence, mais chacun fait son travail et nous gardons une très bonne entente. »

Vos liens avec les Rendez-vous de l'Histoire . . .
« J'ai été appelée lorsque le festival a fait ses débuts. Le magazine et le festival sont partenaires, ils sont exactement sur le même concept de l'histoire.
C'est un rendez-vous très pédagogique, il y a tous les ingrédients pour devenir un véritable grand événement culturel.
On est là depuis le début, et on adore ça. »

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C'était Valérie Hannin, et la présentation du magazine de l'Histoire.
Encore un grand merci pour nous avoir accordé un peu de son temps.

*
Carmen.

mercredi 5 novembre 2008

Les sujets de l'émission

Dans les débuts de l’émission les sujets traités portaient sur des grandes thématiques imposées par l’équipe des historiens. Cet agenda correspondait au questionnement personnel de l’équipe. Ensuite par une volonté du groupe et appuyé par le public ils se sont tournés vers le commentaire de l’actualité. Le plaisir de coller au plus près de l’événement impose parfois de changer les sujets la veille pour le lendemain. Le meilleur exemple reste la crise économique, qui vient chambouler les thèmes de la semaine du 13 Octobre : « on a envie d’entendre quelque chose sur la crise. Alors sans tomber dans le catastrophisme on fait une émission sur ce sujet en évoquant les bagarres entre les banques vénitiennes et florentines au XVIe siècle, la légitimité de parler de crise dans l’Antiquité…. » affirme Emmanuel Laurentin. Ce changement vient de l’équipe qui souhaite proposer des thèmes qui répondent aux attentes de l’auditeur.
Il reste les sujets dit « marronniers » qui peuvent paraitre pesants à traiter , le travail est de les rendre toujours attrayant en trouvant un nouvel angle d’approche ou en se posant des questions qui donnent un nouveau sens, ce sont de « bonnes questions ».
En fait la raison d’exister d’une émission c’est aussi de parler de ce qui intéresse les auditeurs dans la société actuelle. Dans cette même optique il est difficile de captiver le public pour d’autres sujets que le XXe siècle. Dans ce cas une des solutions est de rendre l’émission la moins ennuyeuse possible aux oreilles des auditeurs. De plus en plus ils casent les semaines, font des semaines spéciales et cela explique la diversité de forme que prend l’émission.

Le choix de la forme de l'émission de la Fabrique de l'histoire

Emmanuel Laurentin : « On est une émission dans laquelle la forme radiophonique a une importance. Comme vous avez pu le voir chacun des modules de la semaine est différent du précédent et du suivant par sa forme. Le lundi : le grand entretien, le mardi : le documentaire où les réalisateurs on un rôle important, le Mercredi : choix d’archives inédites le plus souvent, le Jeudi un grand débat et le vendredi pour les chroniques sur l’actualité et l’historiographie. La diversité de ses formes permet au réalisateur et au producteur d’avoir une alternative, de pouvoir faire des modifications du traitement du sujet, ce qui oblige à faire des gymnastiques intellectuelles pour savoir si tel sujet va plus sous telle forme ou telle autre. »

mardi 4 novembre 2008

"qu'est ce qu'une vraie réforme?": compte rendu

Sur un sujet politique comme celui là, deux hommes politiques ainsi
que deux historiens étaient invités à discuter. Jean Philippe Genet,
un des historiens, a pris la parole en premier pour définir ce
qu’était une réforme, étymologiquement et historiquement. Les trois
autres intervenant ont successivement pris la parole ensuite pour
donner leur définition de la réforme.
Les deux hommes politiques invités ont tenté de défendre et de faire
valoir leurs réformes, plus ou moins récentes ; le RSA pour Martin
Hirsh et le prix unique du livre pour Jack Lang, comme des réformes et
non pas des réformettes. Les deux historiens avaient quant à eux,
comme souvent dans les questions d’actualité, le pouvoir d’approuver
et d’appuyer les exemples et idées développées par des références
historiques.
Le débat s’est clos par une conclusion très juste selon laquelle il
n’est pas du ressort du politique qui fait la réforme de dire qu’elle
sera une réforme ou une réformette. Ce pouvoir incombe à la seule
société qui l’acceptera réellement ou non et la mettra en oeuvre ou
non. Même si certains autres éléments sont à prendre en compte comme
la fenêtre d’opportunité que le politique guette pour réformer, c’est
la société et le peuple qui a le dernier mot sur l’efficacité et le
poids d’une réforme. Ces affirmations ayant été formulées par des
hommes politiques que l’on pourrait « d’hommes sur le terrain », des
historiens qui sont vus comme des hommes de référence qui
réfléchissent intelligemment sur les questions actuelles avec l’aide
de leurs références historiques et par moi, étudiante lambda,
citoyenne, ces affirmations peuvent donc être vues comme réalistes et
véritables. N’est ce pas ?